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Cabinet de conseil en stratégie de rémunération du dirigeant

Solopreneur, 3 leviers pour optimiser votre stratégie de rémunération

La stratégie de rémunération n’est pas un sujet réservé uniquement aux dirigeants des entreprises aux montages complexes. Bien au contraire, solopreneur, vous qui travaillez seul, sans salariés ni associés vous êtes particulièrement concerné par cette réflexion.
Vous devez optimiser votre stratégie de rémunération car c’est elle qui conditionne vos revenus, votre fiscalité, vos cotisations sociales, mais aussi votre protection en cas de coup dur et vos droits futurs à la retraite.

Sommaire

En effet, en tant que dirigeant solopreneur, votre stratégie de rémunération ne doit rien laisser au hasard.
Si vous voulez éviter de “subir” votre statut et vos choix financiers, voici les trois leviers clés à actionner pour optimiser votre rémunération.

Lorsque vous créez votre société, deux grandes options s’offrent à vous :

    • SASU → Statut assimilé salarié, affilié au régime général

    • EURL → Statut travailleur non salarié (TNS), affilié à la Sécurité Sociale des Indépendants

Conséquences sur les cotisations sociales

    • En SASU :
      – Les cotisations sociales sont élevées (environ 75 % en cumul salarial + patronal).
       – Les dividendes ne sont pas soumis à cotisations sociales, uniquement aux prélèvements sociaux (17,20 %) et à l’impôt sur le revenu.

    • En EURL :
      – Les cotisations sociales sont plus faibles (environ 45 % jusqu’au PASS, puis une dégressivité s’applique).
      – En revanche, au-delà de 10 % du capital social + primes d’émission + compte courant, les dividendes sont soumis aux cotisations sociales TNS.

A savoir :
Lorsqu’un certain de niveau de rémunération est atteint, la taxation des dividendes en TNS peut être plus avantageuse que celle des assimilés salariés.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il est tout à fait possible de changer de statut social durant sa vie d’entrepreneur.

Et oui, vous n’êtes pas marié avec votre statut et vous pouvez le faire évoluer dans le temps.

En transformant votre SASU en EURL ou inversement, vous aurez un nouveau statut social.

Les coûts liés à ces changements sont bien moins importants que ce que l’on pourrait imaginer.

A titre d’exemple, pour transformer une SASU en EURL, il faut prévoir un budget de l’ordre de 700 € HT en passant par une solution en ligne, en tenant compte des frais de débours. Prévoyez 2 000 € HT si vous passez par un conseil professionnel (expert-comptable physique ou avocat).

Pour savoir quel statut social vous correspond le mieux, il faut s’intéresser aux couvertures que chacune des deux options peut vous octroyez.

Nous avons notamment développé ce sujet via un focus sur les cotisations retraite dans l’article suivant : https://www.lebonrevenu.fr/rentabilite-des-cotisations-sociales-retraite-dirigeant/

Une fois que vous avez trouvé le statut social qui correspond à votre profil, vient le fameux sujet de la répartition entre rémunération et dividendes.

Cet équilibre dépend de :

    • Votre tranche d’impôt sur les sociétés

    • Votre tranche d’impôt sur le revenu, en fonction de votre foyer fiscal

    • Votre statut social (TNS ou assimilé salarié)

Pourquoi votre statut social entre-t-il en compte dans l’arbitrage Rémunération / dividendes ?
Parce que le traitement fiscal et social des dividendes est très différent selon votre statut :

    • Assimilés salariés (SASU) : pas de cotisations sociales, seulement 17,20 % de prélèvements sociaux + impôt sur le revenu.

    • TNS (EURL) : jusqu’à 10 % du capital, même régime que les SASU. Au-delà, remplacement des prélèvements sociaux par des cotisations sociales TNS (souvent payées par la société et donc déductibles, diminuant l’impôt sur les sociétés).

Un arbitrage bien mené peut vous faire économiser plusieurs milliers d’euros par an.

Sur le plan fiscal,

Que vous ayez un statut social d’EURL ou de SASU, vous avez deux options possibles lorsque vous réalisez une distribution de dividendes :

Option 1- Le PFU – Prélèvement Forfaitaire Unique à 12,80 %
Il s’agit d’un taux forfaitaire qui est indépendant de votre tranche d’impôt sur le revenu et des autres revenus du foyer fiscal.
Simple, rapide, automatique… mais pas toujours le plus avantageux fiscalement si votre taux marginal d’imposition est faible.

Option 2- L’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu, après application de l’abattement de 40 %.
Dans ce cas, les dividendes s’ajoutent à vos autres revenus et sont imposés selon votre tranche marginale d’imposition.
Ce schéma peut être plus intéressant pour les foyers fiscaux dont le revenu global reste dans les tranches basses de l’impôt, à savoir 0 ou 11 %.

En résumé :
Le choix entre ces deux options dépend de votre situation personnelle et familiale, de vos autres sources de revenus et de votre tranche marginale d’imposition. Une simulation est indispensable avant toute décision.

Une fois que l’on a choisi le statut social qui nous correspond, que l’on a trouvé le bon équilibre entre rémunération et dividendes, il ne reste plus qu’à mettre en place les solutions périphériques pour aller chercher les dernières optimisations possibles.

Ces solutions sont multiples et peuvent différer selon votre situation, en voici deux exemples :

La location à soi-même consiste au fait de louer une pièce de sa résidence principale à sa société.

En tant que solopreneur, il arrive fréquemment que vous travaillez depuis chez vous, également appelé « full remote ».

Vous n’avez pas forcément de bureau ou autre espace de co-working.

Dans ce cadre, il est admis que votre société vous verse un loyer en contrepartie de l’occupation d’une partie de votre résidence principale pour l’exercice de son activité.

Ce loyer constituera une charge pour la société, qui viendra diminuer le bénéfice et donc l’impôt sur les sociétés.

A titre personnel, vous dirigeant(e), avez perçu un loyer que vous devrez donc déclarer chaque année dans vos revenus.

Selon que vous soyez propriétaire ou locataire de votre résidence principale, la catégorie fiscale ne sera pas la même.

Cette solution peut s’avérer plus intéressante que de la rémunération ou des dividendes car vous échappez aux cotisations sociales et vous profitez, à titre personnel, d’un autre régime fiscal.

Les Chèques-Vacances sont un excellent outil pour se verser un avantage en nature exonéré de charges sociales et d’impôt sur le revenu… sous certaines conditions.
En tant que solopreneur, vous pouvez tout à fait en bénéficier, même si vous n’avez pas de salarié.

Concrètement, le dispositif vous permet de financer une partie de vos dépenses de vacances ou de loisirs (hébergement, transport, activités culturelles ou sportives) avec des titres prépayés émis par l’ANCV.

Comment ça fonctionne ?
Votre société achète les Chèques-Vacances auprès de l’ANCV et vous les attribue en tant que dirigeant.
La participation de l’entreprise est exonérée de cotisations sociales (hors CSG/CRDS) et ne constitue pas un revenu imposable pour vous, tant que vous respectez le plafond fixé (30 % du SMIC mensuel par an et par bénéficiaire).

Les avantages fiscaux et sociaux

    • Pour la société : la dépense est déductible du résultat imposable, réduisant ainsi l’impôt sur les sociétés.

    • Pour vous : aucun impôt à payer sur le montant reçu, et pas de cotisations sociales comme sur un salaire.

En résumé :
Il s’agit d’un levier simple, légal et rapide à mettre en place, qui permet d’améliorer votre pouvoir d’achat tout en optimisant la fiscalité de votre entreprise.

Vous retrouverez un article dédié à ce sujet ici.
Et si c’est votre premier achat de Chèques Vacances, profitez d’un code promotionnel en cliquant sur Code promo CV.

Pour revenir sur les solutions périphériques pour optimiser la stratégie de rémunération du solopreneur, il en existe encore bien d’autres.

Sources

https://www.ancv.com

Ce qu'il faut retenir

En tant que solopreneur, ne vous contentez pas de vouloir mettre en place des solutions pour diminuer votre pression fiscale, assurez-vous, d’abord, d’avoir une stratégie de rémunération qui répond à vos objectifs.

– Assurez-vous d’avoir le bon statut social. N’ayez pas peur de changer, les démarches sont rapides et peu onéreuses
– Refaites le point chaque année sur le meilleur équilibre entre rémunération et dividendes.
– Enfin, allez chercher des solutions périphériques pour les dernières optimisations possibles.
– Et surtout, n’oubliez pas la base d’une bonne stratégie de rémunération : couvrez vos revenus en cas de pépin.
Vous devez impérativement avoir un contrat de prévoyance(Lien vers article).
Et oui, le solopreneur doit tout faire, et penser à tout !

Sources

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