5 126 € / an pour maximiser son versement sur un Plan d’Epargne Entreprise
Ce montant correspond au seuil de 25 % de la rémunération annuelle brute.
Dans l’hypothèse où vous auriez mis en place un dispositif d’épargne salariale au sein de votre entreprise, vous pouvez, en tant que dirigeant, en profiter dans les mêmes conditions que vos salariés.
Ce dispositif est composé de 2 contrats, le PEE et le PERE-CO.
Pour pouvoir alimenter le PEE, le versement volontaire fait par le dirigeant ne doit pas dépasser le seuil de 25 % de sa rémunération annuelle brute.
Ainsi, pour l’optimisation de votre rémunération et profiter de l’abondement maximum de 300 %, vous devez vous rémunérer à minima 5 126 € par an.
Comment arrive-t-on à ce résultat ?
En 2026, le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS) est fixé à 48 060 €.
Le plafond de l’abondement de l’employeur est de 8 % de ce montant, soit 3 843 € par an.
Or, la limite de vos versements volontaires sur le PEE est de 25 % de votre rémunération brute annuelle.
Pour atteindre un abondement de 3 843 € avec un taux de 300 %, vous devez donc effectuer un versement de 1 281 € (3 843 ÷ 3), ce qui implique une rémunération brute annuelle minimale de 5 126 €.
7 212 € / an pour valider ses 4 trimestres de retraite.
Ce montant correspond à 600 SMIC horaires.
Pour valider 1 trimestre de retraite, vous devez percevoir une rémunération équivalente à 150 SMIC horaires.
Le SMIC horaire au 1er janvier 2026 est de 12.02 € brut.
150 SMIC horaire est égal à 1 803 € pour la validation d’un trimestre de retraite.
Une rémunération annuelle de 7 212 €, permet de valider vos 4 trimestres de retraite.
- En tant qu’assimilé(e) salarié(e), président(e) de SASU, SAS ou gérant(e) égalitaire de SARL, pour l’optimisation de votre rémunération vous n’avez pas besoin de vous verser 12 bulletins de paies dans l’année.
Avec seulement 2 bulletins de paies de 3 606 € vous validez bien vos 4 trimestres de retraite. Il s’agit d’un salaire brut et non pas d’un salaire net pour les assimilés salariés.
- En revanche, pour les travailleurs non-salariés, comme il n’y a pas de distinction entre le brut et le net, les 7 212 € correspondent bien à une rémunération de gérance nette. L’intérêt de valider ses 4 trimestres de retraite chaque année est d’avoir une carrière professionnelle complète.
Ainsi, lorsque vous aurez atteint l’âge légal pour partir à la retraite, qui est aujourd’hui de 64 ans, vous toucherez vos pensions de retraite complète sans malus si vous avez bien validé vos 43 années de carrière professionnelle.
S’il vous manque des trimestres, vous subirez des malus correspondant à 1.25 % par trimestre manquant.
Bien que vous ayez la possibilité de racheter vos trimestres manquants, nous vous recommandons, dans la mesure du possible, d’éviter de le faire.
C’est une opération généralement onéreuse et peu intéressante.
Les réformes des retraites étant régulières, il est préférable d’attendre le dernier moment pour se poser la question.
9 612 € / an pour échapper à la taxe PUMa
Ce montant correspond à 20 % du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale.
Il permet d’échapper à la Taxe PUMa.
En effet, si vous percevez des revenus du patrimoine supérieurs à 24 030 € (50 % du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale), et que vos revenus d’activité sont inférieurs à 9 612 €, vous serez probablement redevable de la taxe PUMa.
Dans ce cas, pour une bonne optimisation de votre rémunération, vous devez vous verser un minimum de 9 612 €.
Vous retrouverez dans notre article sur ce sujet toutes les explications sur le fonctionnement de cette taxe. Nous y décrivons les stratégies de rémunération à mettre en place en tant que dirigeant(e) pour y échapper.
Taxe PUMa : qui est concerné et comment y échapper ?
24 400 € / an pour profiter d’indemnités journalières
Ce montant correspond à 2030 SMIC horaire brut.
Il ne concerne que les assimilés salariés.
Il permet d’ouvrir un droit à prestation invalidité de la sécurité sociale.
Pour prétendre à des indemnités journalières, les assimilés salariés doivent normalement déclarer un revenu au moins égal à 1 015 fois le SMIC horaire brut pendant les 6 mois civils précédant l’arrêt, soit 12 200,30 € de salaire sur 6 mois.
Ce qui revient à ce même seuil de 24 400 € ramené annuellement.
Pour les TNS, le seuil est bien plus faible. Si le revenu professionnel moyen des trois dernières années est inférieur à 4 582 €, aucune indemnité journalière n’est versée en cas d’arrêt de travail.
48 060 € / an pour maximiser sa couverture sociale
Ce montant correspond au Plafond Annuel de la Sécurité Sociale.
Il est réévalué chaque année au 1er janvier en fonction de l’évolution des salaires.
Il permet l’optimisation de votre rémunération pour avoir la meilleure productivité de ses cotisations sociales, et ce, quel que soit votre statut social (assimilé salarié ou travailleur non salarié) :
- C’est jusqu’à ce seuil que vous cotisez pour votre retraite de base.
- Ce seuil vous permet également de maximiser vos indemnités journalières et pensions d’invalidité en cas d’arrêt de travail.

